lettreinfo258

Le Royaume-Uni commence à fléchir : les ventes au détail ont fortement ralenti en janvier, à +1,5% en glissement annuel contre +4,3% le mois précédent, et -0,3% en glissement mensuel. Alors que les négociations pour le Brexit s’annoncent compliquées, comme le rappelait J-C. Juncker, estimant que celles-ci pourraient durer plus de deux ans, ce ralentissement semble indiquer la fin de la bonne résistance de l’économie britannique. L’inflation pèse sur la consommation des ménages, et l’incertitude concernant l’accès du Royaume-Uni au marché européen continuera d’affecter les investissements des entreprises.

Ailleurs en Europe, un vent d’optimisme souffle sur les marchés avec l’action combinée de la publication d’indicateurs avancés en Europe qui prouvent une fois de plus la solidité de la croissance européenne, et d’autre part la dissipation du risque grec suite aux propos positifs tenus à l’issue de la réunion de l’Eurogroupe. En effet, lundi Athènes a accepté des concessions pour sortir de l’impasse avec ses créanciers, zone euro et Fonds monétaire international, sur ce plan de sauvetage, en décidant de prendre des mesures qui devraient permettre de remplir les objectifs budgétaires afin d’avancer les négociations sur son programme d’aide. L’amélioration des perspectives de croissance se poursuit ainsi en zone euro avec le point haut atteint par l’indice d’activité PMI composite de février à 56 après 54,4 en janvier. D’autre part, cette publication confirme que des premiers signaux tangibles commencent à se dessiner pour permettre à la BCE d’envisager une fin de son programme d’achat d’actifs d’ici la fin 2017. Si les directeurs d’achats des d’entreprises de l’eurozone rapportent une nette augmentation des prix d’achat en février, cela se répercute également sur les prix de vente, ce qui est de nature à favoriser l’inflation. L’institution européenne est davantage attentive à l’inflation sous-jacente, qui reste étroitement liée aux hausses de salaires : le taux de création de postes a enregistré son plus haut niveau depuis plus de 9 ans dans la zone à monnaie unique, ce qui confirme la dynamique affichée par la réduction du taux de chômage ces derniers mois.

Au Japon, le secteur manufacturier a connu en février sa plus forte croissance en près de trois ans, signe d’une amélioration de la demande intérieure et extérieure. L’indice PMI Markit/Nikkei des directeurs d’achat s’est établi en février à 53,5, contre 52,7 en janvier. Pour le sixième mois consécutif, cet indice reste ainsi au-dessus de la barre des 50 séparant croissance et contraction de l’activité et se retrouve à son niveau le plus haut depuis mars 2014. La composante des nouvelles commandes à l’exportation a notamment atteint un niveau sans précédent depuis décembre 2013, à 54,2 contre 53,1 en janvier.

Aux Etats-Unis, enfin, le nombre de personnes inscrites pour bénéficier des revendications chômage la semaine dernière demeure consistant avec les conditions d’un marché robuste et a augmenté moins que prévu (+6 000 personnes à 244 000).