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La tête dans les étoiles mais désormais les pieds sur Terre ! Thomas Pesquet est revenu parmi nous après 196 jours en orbite. « Depuis que vous êtes parti, il s’est passé pas mal de choses » lui disait Emmanuel Macron. C’est peu dire : outre-manche, on s’interroge sur le vote en faveur du parti conservateur (Theresa May, pro-Brexit) ou du parti travailliste (Jeremy Corbyn, anti-Brexit). Outre Atlantique, James Comey dénonçait les agissements de son Président D. Trump devant le Congrès et le Tribunal Supérieur Electoral du Brésil délibérait sur le sort de l’actuel Président Michel Temer. Au Moyen-Orient, le Qatar, accusé de financer le terrorisme par ses voisins, cherchait toujours ses soutiens.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, les électeurs britanniques ont fait leur choix : ils n’offriront pas de majorité absolue au Parlement pour le parti de Theresa May. Avant les résultats, les sondages avaient déjà provoqué la chute de la Livre devant les incertitudes politiques et économiques du pays. Sans majorité absolue les négociations en faveur du Brexit s’annoncent rudes pour la locataire du « Ten Downing Street ».

Pendant ce temps, James Comey ne mâchait pas ses mots contre celui qui le limogeait un mois plus tôt. Donald Trump pourrait être poursuivi pour entrave à la justice suite au témoignage de l’ancien directeur du FBI devant la commission du renseignement du Sénat. Pour autant le Nasdaq ne désemplit pas et atteint un nouveau sommet jeudi soir à 6 321 points (+0.39%) !

Au même moment au Brésil, le Tribunal Electoral devrait rendre son verdict dans les prochaines 48 heures à propos de la validité de l’élection présidentielle de 2014 à la suite de laquelle Michel Temer (soupçonné de corruption) était nommé Premier Ministre. Par ailleurs au Brésil, certains chiffres sont positifs : la production industrielle est en hausse de 0.6% et le groupe PSA fête ses 1.5 millions de véhicules produits.

De son côté, le Qatar est tenu à l’écart au fil des jours par ses (ex) partenaires économiques comme l’Arabie Saoudite, l’Iran ou le Yémen, qui l’accusent de soutien au soutenir le terrorisme et de complaisance envers des organisations liées de près ou de loin à des groupes terroristes.

Plus proche de nous, Mario Draghi ne négocie pas et affirme ne plus avoir l’intention de baisser ses taux directeurs. A Tallinn (Estonie), il confirme le maintien de sa politique monétaire, bien que l’inflation dans la zone euro demeure sous son objectif. Le biais accommodant sur les taux a été abandonné car les risques extrêmes sur l’inflation ont disparu. L’inflation chinoise continue son accélération avec une hausse de 1.5% en mai (1.2% en avril et 0.9% en mars). Du côté français, l’indice PMI manufacturier est positif (53.8), mais en léger replis par rapport à avril (55.1).