lettreinfo276

« Quand le tour de France passe, la France est sur le pas de la porte »

Formidable conteur de sport et maître du lyrisme, Tristan Bernard ou « Le marquis des stades », livre une analyse du défi sportif qui est toujours d’actualité à l’heure où la 104° édition s’élance. Début des vacances ou patience avant la publication des résultats du second semestre, les marchés sont relativement calmes en cette période estivale. Le calme avant la tempête craignent-ils les investisseurs au douloureux souvenir de l’été 2015 ?

Commémorant la Déclaration d’Indépendance du 4 juillet 1776 vis-à-vis du Royaume de Grande Bretagne, les bourses étaient fermées outre-Atlantique. Traitant dans des volumes limités après avoir beaucoup grimpé la veille, l’appétit des investisseurs pour les actifs risqués a été notamment émoussé par l’annonce d’un tir de missile balistique réalisé par la Corée du Nord, en amont du sommet du G20 se tenant à Hambourg dans les prochains jours. L’atonie a, cependant, épargné l’actualité des entreprises en Europe qui reste néanmoins animée par des opérations de fusions-acquisitions. Le spécialiste britannique des solutions de paiement, Worldpay, a survolé le Stoxx 600, en bondissant de 28% après avoir été contacté par Vantiv, son concurrent américain et JP Morgan Chase, en vue d’une acquisition. Wirecard, Gemalto, Ingenico, et Nets ont aussi profité des spéculations de M&A dans le secteur des systèmes de paiement.

Les « minutes » de la Fed ont montré des divisions au sein de la Fed, au sujet de l’incidence des perspectives d’inflation sur le rythme du resserrement monétaire aux Etats-Unis. Le marché attendait, au-delà d’un bis repetita du FOMC, que la Fed annonce avant la fin du mois d’août le lancement de la réduction de son bilan lequel est gonflé par de vastes rachats d’actifs depuis la crise financière mondiale. La visibilité est donc floue sur la politique monétaire de la Fed à attendre au second semestre, ce qui est source d’inquiétude pour les marchés. En Europe, la reprise économique, plus rapide, donne à la BCE l’opportunité de limiter son soutien à la croissance, selon Jens Weidmann, gouverneur de la Bundesbank. Il juge que des taux de crédit faibles sont nécessaires mais la menace de déflation, justifiant le programme de 2300 milliards de rachats d’actifs, s’éloigne alors que la croissance se renforce. Ce ton indique que l’Allemagne va continuer à prôner une politique monétaire moins accommodante alors que les déclarations de la BCE ont fait grimper les rendements obligataires et ont fait l’euro s’envoler.

Enfin, en pleine crise diplomatique avec ses voisins, le Qatar a décidé de rajouter du gaz dans son eau en augmentant de +30% sa production annuelle de gaz naturel ! de 70 millions de tonnes, elle devrait passer à 100 millions de tonnes d’ici 2024 selon Qatar Petroleum. La manne gazière comme arme diplomatique ? Cette décision intervient au lendemain d’un accord historique entre Total et l’Iran pour l’exploitation d’une parcelle du plus grand champ gazier off-shore (North Dome) se trouvant dans les eaux territoriales iraniennes et qataries. « Le monde n’est pas gouverné par des ultimatums » déclare le chef de la diplomatie qatarie en réponse aux 13 demandes émises par l’Arabie Saoudite et ses alliés qui réclament entre autre la limitation des relations diplomatiques avec l’Iran, couper les liens avec l’organisation sunnite des Frères musulmans et fermer la chaîne de télévision Al-Jazira. Sur fonds de crise dans le golfe, l’Opep ne voit pas de danger imminent concernant les cours de l’or noir, le Qatar ne représentant que 2% de la production de l’organisation des pays exportateurs de pétrole.