lettreinfo278

«  Whatever it takes ! »

5 ans plus tard, il est l’heure de faire le bilan de la politique de Mario Draghi qui, depuis Londres, a sauvé l’ensemble de la construction européenne, le 26 juillet 2012! Atout  politique, l’euro est un instrument au sein de celle-ci. Cependant, l’euro était à l’époque menacé d’explosion en raison des politiques d’austérité. Pour éviter cela et maintenir cette construction politique, la BCE est devenue prêteur en dernier ressort. Ainsi, toute tension excessive susceptible de mener à l’explosion de la zone est évitée.
Quelques jours plus tard, la BCE mettait en place l’OMT, instrument de politique monétaire, lui donnant la capacité d’acheter des actifs notamment en Italie et en Espagne. Cette procédure a réduit les tensions sur les taux de ces deux pays réduisant ainsi le déséquilibre qui menaçait la construction européenne. Le quantitative easing mis en place depuis est cohérent avec ces mesures.
La BCE a ainsi permis à la zone Euro de s’ajuster dans cette période trouble. Elle a pris le leadership dans la mise en œuvre de la politique économique en zone Euro. L’étape suivante est politique. La BCE a fait son travail et Mario Draghi en a été l’élément moteur.

En cette période de publications de résultats d’entreprises au T2 2017 plutôt positives, le VIX, ou indice de la peur, touche des plus bas historiques autour des 9 points. Drapeau rouge pour les actions ? Cette situation laisse présager un haut de marché éventuel alors que les bourses ont inscrit des nouveaux records de clôture en milieu de semaine.La Fed a annoncé maintenir son objectif de taux dans une fourchette comprise entre 1.00% et 1.25%, ajoutant qu’elle poursuivait sur la voie d’un resserrement progressif de sa politique monétaire. L’institution de Philadelphie note que l’économie connaît une croissance modérée et l’amélioration du marché du travail est solide, mais l’inflation de base a ralenti…les chances de voir la Fed relever une nouvelle fois ses taux en décembre sont revenues à 35%. Affecté par ces propos, le compartiment financier a reculé de près de 0.61% mercredi tandis que le dollar a touché un creux d’un an face à un panier de devises internationales. Les valeurs technologiques ont accusé une forte baisse, bien qu’en hausse de plus de +21.5% depuis le début de l’année. Twitter perd 13.8%, le nombre d’usagers actifs stagnant au deuxième trimestre. Si l’oiseau bleu ne décolle pas, Boeing s’envole, fort d’un bénéfice trimestriel meilleur que prévu et un relèvement de ses prévisions sur l’année.

Le bilan des publications annoncées des résultats des entreprises au second trimestre est bien meilleur que prévu. Sur les valeurs du S&P 50, les bénéfices sur cette période sont vus en hausse moyenne de 10.7% versus 8% anticipé début juillet.