Point marché du 1er août 2017

Hausse du dollar, essouflement des marchés européens, quelles conséquences dans cette torpeur estivale ?

La chaleur estivale, n’a jusqu’à présent pas eu d’échos sur les marchés. La saison des publications a débuté il y a une quinzaine de jours désormais, les sociétés européennes confirment la reprise amorcée et pour autant les marchés sont loin de la saluer !

L’élément déclencheur des craintes estivales répétées réside dans une communication de la Banque Central Européenne en début de mois, actant la reprise de la zone euro. Pour autant, le discours de Mario DRAGHI n’était en aucun cas euphorique. Toutefois, la lueur d’optimisme initiée par la BCE a suffi à renflammer, à l’image de nos régions, notre monnaie, ramenant le cours de l’euro dollar sur les niveaux de 2014 à 1.1820.

Il ne s’agit pas uniquement d’une hausse de l’euro mais également, et surtout d’une baisse du dollar. Après l’engouement général de l’élection Trump, nous constatons près de neuf mois plus tard que les belles promesses n’ont pas été suivies de faits. Le nouveau Président des Etats-Unis est coutumier des revirements et les « twits » sont devenus sa marque de fabrique ! Aucune loi n’a donc été votée. Congrès et Sénat partiront donc en congés au point mort.

Côté pétrole, après des inquiétudes répétées, il semblerait que la « driving season » et les quotas de l’OPEP permettent de stabiliser le prix de l’or noir.

Quelle est notre position par rapport aux réactions de marché de ces derniers jours ? La hausse de l’euro nous parait exagérée, nous avons récemment acheté du dollar mais subissons jusqu’ici son excès de faiblesse. Nous ne partageons pas le sentiment d’un été potentiellement « meurtrier » sur les marchés, surtout après un mois de juillet décevant. Toutefois, il faut avouer que notre optimisme concernant cette période de publication a été totalement effacé par les craintes des investisseurs sur une trop forte hausse de l’euro.

Nous entamons le mois d’août, traditionnellement caractérisé par de faibles volumes et donc des mouvements parfois erratiques. Toutefois, nous restons investis à près de 60% au marché actions avec une exposition dollars de 18% sur Arc Patrimoine, reflétant l’esprit de l’ensemble de la gestion. Nous souffrons en conséquence, et patienterons jusqu’à la rentrée et au retour de nouvelles pouvant confirmer notre scenario, tout en restant vigilants. Nous ne souhaitons pas céder à la schizophrénie des fonds spéculatifs, et restons confiants sur notre stratégie d’investissement.

Nous ne sommes pas coutumiers des revirements de situation et sollicitions votre patience après ce semestre de sous-performance. Toute l’équipe de la Financière de l’Arc vous souhaite de très bonnes vacances.