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« No one is born hating another person because of the color of his skin or his background or his religion… »

Avec 3.2 millions de likes, 1,2 millions de retweets, le message de tolérance de Barack Obama, s’inspirant de Nelson Mandela, tranche avec la violence née d’un rassemblement d’extrême droite à Charlottesville en Virginie. La position de Donald Trump est à nouveau contestée en affirmant que la responsabilité des violences devait être recherchée des « deux côtés ».

En réaction, le PDG du groupe pharmaceutique Merck a démissionné du conseil des entrepreneurs américains tandis que le PDG de Goldman Sachs a cité Abraham Lincoln via un tweet : « Une maison divisée contre elle-même ne peut subsister. Isole ceux qui veulent nous diviser. Pas d’équivalence avec ceux qui nous réunissent ». Ce n’est pas la première fois que les dirigeants de grandes entreprises américaines contestent la politique de Donald Trump en quittant des groupes consultatifs présidentiels.  Elon Musk, PDG de Tesla et Robert Iger, PDG de Walt Disney, avaient quitté le Forum stratégique et politique suite au retrait de l’accord de Paris sur le climat.

Les tensions croissantes entre les Etats-Unis et la Corée du Nord n’ont pas manqué d’affoler les bourses qui évitent les actifs les plus risqués comme les actions pour se tourner vers des valeurs refuges comme le franc suisse, le yen et l’or (au plus haut depuis deux mois).

Le récent compte-rendu du conseil des gouverneurs de la BCE révèle une inquiétude quant à une éventuelle surréaction de l’euro. Cela est donc la plus grande menace aux efforts de la BCE pour relancer l’inflation en zone euro. Un ajustement du pilotage des anticipations (qui comprend l’engagement à augmenter le programme de rachat d’actifs à 60 milliards d’euros par mois) a été évoqué mais écarté en raison des craintes d’un contrecoup des marchés. Après ces minutes, l’euro a accru ses pertes face au dollar, ayant un touché un plus bas de trois semaines. Wolfgang Schaüble, ministre allemand des finances, a critiqué la faiblesse des taux d’intérêt de la BCE. Pilier très populaire du gouvernement conservateur d’Angela Merkel, il multiplie les interventions en vue des élections fédérales du 24 septembre. Ces dernières donnent l’alliance CDU-CSU largement en tête par les sondages sur les intentions de vote mais pourrait devoir négocier une alliance pour s’assurer une majorité parlementaire.

Outre-Atlantique, William Dudley, président de la réserve fédérale de New York, a déclaré s’attendre à ce que la banque centrale relève de nouveau ses taux d’intérêt d’ici la fin de l’année et qu’elle commence prochainement à réduire son bilan.

Enfin, le bitcoin continue sa folle flambée, dépassant pour la première fois les 4 000 dollars. Depuis le début de l’année, la monnaie virtuelle a progressé de plus de 300%.