lettreinfo282

« The greatest problem in the world today is intolerance. Everyone is so intolerant of each other »

20 ans après sa mort, Lady Diana reste la princesse des cœurs. Son arrivée dans la famille royale et son divorce avec le prince Charles a, certes, brisé les codes de la monarchie mais on se souvient d’elle pour ses nombreux engagements (SIDA, mines antipersonnel, mal entendants…) et l’héritage humaniste transmis à ses enfants, les princes William et Harry.

Les idéaux de paix et de tolérance de la princesse de Galles sont chimères aujourd’hui. Les tensions géopolitiques entre la Corée du Nord et les Etats-Unis se cristallisent. Après une première réaction jugée tempérée, qui avait rassuré le marché, le président américain a de nouveau tweeté mercredi en réaction au dernier tir de missile nord-coréen. Il affirme que le dialogue n’est pas la réponse à apporter à la crise diplomatique entre les deux pays. James MATTIS, son secrétaire à la défense, a néanmoins tempéré ces propos : les Etats-Unis ne sont pas arrivés au bout des solutions diplomatiques. En réaction à cette crispation, l’euro est remonté à plus de 1,20 dollar pour la première fois depuis début 2015. Le yen, le franc suisse et l’or se sont aussi appréciés dans ce contexte de « feu et de fureur ». Le discours prononcé par Mario DRAGHI lors de la conférence économique de Jackson Hole a été interprété comme un signal haussier favorable à l’euro, le président de la BCE affirmant l’absence de toute référence aux risques liés à la vigueur de la monnaie unique.

Moody’s relève ses prévisions de croissance pour l’Europe. La zone euro devrait afficher une croissance économique supérieure à son potentiel sur 2017/2018 à faveur d’une accélération de l’activité principalement en Allemagne, France et Italie. La croissance pour la zone euro selon l’agence de notation serait de 2.1% pour 2017, puis 1.9% en 2018 après 1.7% en 2016. L’indice GfK – Gesellschaft für Konsumforshung – (10.8 points) mesurant le moral des ménages allemands est à son plus haut niveau depuis plus de 16 ans.

Une semaine avant la réunion du conseil des gouverneurs de la BCE qui doivent débattre des modalités d’un resserrement graduel de la politique ultra-accommodante en vigueur depuis début 2015, les prix à la consommation ont augmenté plus que prévu en août (+1.5% sur un an). Hors énergie et produits alimentaires non transformés, l’inflation dite de base atteint +1.3%, soit un plus haut depuis août 2013. Si ce chiffre est susceptible de conforter le camp des orthodoxes plaidant pour un ralentissement des achats d’actifs de la BCE dès l’année prochaine, la banque centrale doit aussi tenir compte de l’appréciation de l’euro qui freinera l’inflation avec la baisse des prix à l’import. C’est cet automne que les responsables monétaires de la zone euro décident s’ils poursuivent leurs achats, les réduisent ou les arrêtent. Pour rappel, le programme d’achats massifs d’actifs de la BCE a été lancé au printemps 2015 pour contrer des risques de déflation.