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« Celui qui ouvre une porte d’école ferme une prison »

Alors que 12 millions d’élèves ont endossé à nouveau leur cartable cette semaine vers le chemin de l’école, accompagnés par quelques 800 000 enseignants, l’éducation, au cœur de la campagne présidentielle, est un poste clé dans le budget de l’Etat. De 49.3 mds € à 50.5 mds € prévus en 2018, celui-ci supporte des nouveautés comme le passage de 24 à 12 élèves par classe de CP dans les zones défavorisées REP+, le retour des 4 jours, ou l’enseignement facultatif d’une deuxième langue vivante en 6° et « langues et cultures européennes » pour les autres classes du collège. Chère à Victor Hugo (fervent défenseur de la loi Guizot, 1833), l’éducation demeure le meilleur investissement d’avenir pour toutes les nations désireuses d’éradiquer les misères morales, intellectuelles et matérielles, rappelle le prix Nobel de la paix, Malala Yousafzai, qui affirme que « les extrémistes craignent le livre et le stylo, ils ont peur du changement et de l’égalité que nous apporterons à notre société ».

La Corée du Nord a procédé à son sixième essai nucléaire, le plus puissant à ce jour. Cela a ravivé spectaculairement les tensions avec les Etats-Unis qui réclament les sanctions les plus fortes possibles envers Pyongyang lors d’un Conseil de sécurité des Nations unies. Moscou juge ce vote prématuré. L’or remonte ainsi à son plus haut niveau depuis près d’un an à 1.350$ l’once. Alors que les bourses américaines étaient fermées lundi aux Etats-Unis en raison du Labor Day, l’attention particulière a été portée sur les déclarations de gouverneurs de la Fed tel Neel Kashkari, président de la Fed de Minneapolis, qui reproche aux récents relèvements de taux d’être non seulement responsables de la faiblesse de l’inflation mais aussi de miner le rebond du marché de l’emploi (souvent évoqué pour justifier le durcissement de la politique monétaire). Lael Brainard, gouverneur de la Fed, commente que l’inflation aux Etats-Unis est bien éloignée de l’objectif de 2% de la réserve fédérale. La prudence en matière de relèvement des taux d’intérêt est donc de mise, avant la réunion des 19-20 septembre prochains.

Comme prévu, la BCE confirme la poursuite de la politique monétaire ultra-accommodante se réservant la possibilité d’augmenter ses rachats d’actifs si nécessaire. Les taux sont donc maintenus aux niveaux actuels : -0.40% pour le taux de dépôt, 0.25% pour le taux de facilité de crédit, et les 60 milliards d’euros de rachats d’actifs mensuels se poursuivent au moins jusqu’en décembre. Néanmoins, l’institution se veut rassurante en affirmant qu’elle peut accroître le programme en termes de volume et/ou durée si les perspectives sont moins favorables ou si l’ajustement durable de l’évolution de l’inflation est compromis.