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« In all things give thanks » (Nouveau Testament)

Jadis jour de fête dans les sociétés européennes paysannes pour remercier Dieu via des prières, Thanksgiving est désormais laïque en Amérique du Nord. Cette célébration commémore l’action de grâce des autochtones qui ont accueilli et aidé les « Pilgrim Fathers » fraîchement débarqués du Mayflower en 1620. Jour férié aux Etats-Unis, l’ivresse des emplettes de Noël déborde sur le Black Friday désignant la sortie du rouge des comptes des commerçants déficitaires pour retourner dans le noir.

Wall Street fermée, les volumes d’échanges ont été limités. On observe ainsi moins des deux tiers du niveau moyen des 90 dernières séances pour le Stoxx 600 et seulement plus de la moitié pour le CAC 40. Black Friday, Cyber Monday, Thanksgiving sont désormais des opportunités d’achats et de promotions qui bénéficient avant tout aux géants du e-commerce. Le consommateur américain a dépensé plus de 1.5 milliards de dollars en ligne durant les fêtes. Le nombre de consommateurs effectuant leurs achats via leurs téléphones représente 46% du trafic du ec-commerce alors que les ventes à partir des ordinateurs de bureau ou de portables ne représentent respectivement que 11% et 6%.

Au lendemain de l’annonce du retrait de Janet Yellen du conseil des gouverneurs de la Fed, Janet Yellen considère toutefois que la banque centrale américaine est « raisonnablement près » d’atteindre ses objectifs. L’institution devrait continuer de relever progressivement ses taux d’intérêt pour éviter une inflation s’éloignant de l’objectif de 2% ou un taux de chômage trop bas. La Fed veut éviter les « boom and bust » du passé, ou cycles économiques trop marqués. Elle justifie avoir engagé une réflexion fondamentale sur le fonctionnement de l’économie lors de son mandat à la tête de la banque centrale. Relever les taux trop lentement pourrait accroître trop fortement les tensions sur le marché du travail, ajoute-t-elle, confortant les anticipations d’un nouveau resserrement monétaire en décembre.

En Chine, les actions chutent depuis un an et demi. Le mouvement des corrections sur les obligations chinoises s’est étendu à l’indice des valeurs vedettes cotées à Shanghai et Shenzen. Le CSI300 a ainsi perdu près de 3% en une séance, sa plus forte baisse depuis mi juin 2016. Les rendements des obligations souveraines chinoises sont toujours à des sommets malgré de nombreuses injections de cash supérieures à la moyenne de la part de la banque centrale chinoise. Cela s’explique par la peur d’un durcissement des conditions de crédit par les autorités, à l’origine d’un possible resserrement de la liquidité sur les marchés. La bulle du crédit chinois a conduit Standard&Poor’s a abaissé la note du pays de AA- à A+.