lettreinfo298

Country of the Year !

Pays de l’année 2017 pour The Economist, la France se voit attribuer ce titre pour avoir fait le choix de l’ouverture en élisant Emmanuel Macron à la présidence de la République. D’autres pays étaient en liste, comme le Bangladesh (croissance économique de 7.11% en 2016, baisse de la pauvreté, recul de l’islamisme radical et amélioration des droits civiques), l’Argentine (efforts de l’administration Macri pour restaurer une sobriété fiscale après des années de populisme coûteux sous l’ère de la famille Kirchner), ou encore la Corée du Sud, qui endure avec une diplomatie incroyable les menaces d’attaques de missile de son voisin sur fonds de tensions croissantes entre Pyongyang et Washington.

Wall Street se distingue à nouveau grâce à la réforme fiscale voulue par Donald Trump, qui marque le  premier succès législatif majeur depuis son arrivée à la Maison Blanche. Cette loi porte sur une forte baisse du taux d’imposition des bénéfices des sociétés, ramené de 35% à 21%, et un taux d’imposition maximal de 37% sur les revenus des particuliers, contre 39.6% actuellement. Difficile à estimer, l’impact de cette réforme est tel que les marchés anticipent déjà des bénéfices en hausse pour 2018 après prise en compte les allègements d’impôts. Depuis mi-novembre, la bourse américaine a grimpé de 4.5% à la faveur des valeurs bancaires, le transport et celles qui devraient le plus tirer parti de la baisse des impôts. Alors que 2017 touche à sa fin, le S&P 500 affiche une progression de près de 20% sur l’année, soit sa meilleure performance annuelle depuis 2013.

L’impact de cette mesure a favorisé une nette remontée des rendements des emprunts d’Etats américains, suivie de près par ceux de la zone euro. Le Bund a ainsi dépassé la barre des 0.40%, au plus haut depuis trois semaines. Le rendement à dix ans allemand est favorisé par l’annonce de Berlin, qui entend augmenter les émissions de dette en 2018 pour faire face à la hausse des échéances. Le marché obligataire occulte l’annonce d’une baisse inattendue de l’indice Ifo du climat des affaires en Allemagne à 117.2, expliquée par l’incertitude sur la composition du prochain gouvernement. Toutefois, l’institut Ifo a relevé sa prévision de croissance Outre Rhin en 2018  tablant ainsi sur une hausse de 2.6% du PIB vs 2.0% estimé grâce à une reprise généralisée entraînant un emploi record et des recettes fiscales pléthoriques. Enfin, la Riksbank (banque centrale suédoise) a maintenu son taux d’intervention à -0.50% mais annonce réinvestir les coupons et le principal des obligations arrivées à maturité, tout en procédant à de nouveaux rachats nets d’actifs.