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« Le premier ennemi de la connaissance n’est pas l’ignorance, c’est l’illusion de la connaissance »

A une époque où le désarmement électronique semble plus décisif que le désarmement nucléaire, la disparition de Stephen Hawking soulève le paradoxe de l’information dans une société qui préfère le mesurable au démontrable.

Guerre froide 2.0 ? La riposte de Londres avec l’empoisonnement supposé par Moscou d’un agent double par l’expulsion de 23 diplomates russes accroît les tensions sur la scène internationale.Les velléités protectionnistes de Donald Trump faisant craindre une guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine (risque d’augmentation des coûts des entreprises américaines et ventes à l’étranger mises en péril) ont animé Wall Street qui réagit mal aux tweets présidentiels. La Maison Blanche indique vouloir réduire le déficit avec la Chine de 100 milliards de dollars après avoir déjà augmenté les droits sur les importations d’acier et d’aluminium suite à des mesures similaires sur des  panneaux solaires et des lave-linge. Le départ de Rex Tillerson, secrétaire d’état, et Gary Cohn, conseiller pour les affaires économiques, fait percevoir le cabinet présidentiel comme beaucoup plus protectionniste. Néanmoins, le remplacement de Gary Cohn par Larry Kudlow a permis au marché d’effacer des plus bas, car favorable au libre-échange. Le repli de 0.1% des ventes au détail en février, pour le troisième mois consécutif, conforte le scénario d’un ralentissement de la croissance au premier trimestre. Toutefois, cet indicateur apaise les craintes d’une accélération des hausses de taux de la Fed en 2018. Sur fond de repli de l’euro et de détente des rendements obligataires, les marchés américains ont été rassurés par les propos de Peter Navarro, principal conseiller de l’administration américaine pour le commerce international, qui pense que les velléités protectionnistes du président ne provoqueraient pas de guerre commerciale.

Dirty hand ? Au Japon, le premier ministre Shinzo Abe, et le ministre des finances, Taro Aso, sont au cœur du scandale Moritomo Gakuen, une affaire de trafic d’influence au profit d’un opérateur d’écoles privées nationalistes. L’affaire a débuté en février 2017 lorsque le quotidien de centre gauche, Asahi, a révélé qu’un groupe ayant pour mission de promouvoir un enseignement « réaffirmant le caractère impérial du Japon » a bénéficié d’un rabais de 85% pour l’acquisition d’un terrain du ministère du territoire pour y construire une école. Rattachés à l’organisation ultraconservatrice, Nippon Kaigi, le couple Abe reconnait avoir falsifié des documents.

Du côté des fusions, le groupe chimique et pharmaceutique, Bayer, n’est pas parvenu à convaincre les autorités américaines concernant son projet d’acquisition de Monsanto, numéro un des semences, pour 63 milliards d’euros. Alors que l’allemand a déjà obtenu le feu vert des autorités brésiliennes et une approbation sous condition du ministère chinois du commerce, le groupe se heurte au département américain de la justice qui redoute que cette fusion nuise à la concurrence et souhaite que Bayer cède plus d’actifs pour apaiser ses craintes.