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Comme un symbole, la poignée de main historique entre un dirigeant Nord-Coréen et son homologue sudiste fait face à des tensions vives au Moyen-Orient. Un missile rebelle yéménite intercepté par l’Arabie Saoudite et l’ambassade roumaine quittant Tel Aviv pour Jérusalem semblent nous rappeler qu’à l’heure des changements, il serait bien imprudent de se convaincre d’une tendance, positive ou négative.

Après deux semaines de convulsions causées par des sanctions américaines contre Rusal, le plus gros fournisseur d’aluminium au monde hors Chine (17% tout de même), le Trésor américain a nuancé ses propos en annonçant ne pas souhaiter l’effondrement du géant russe. Steven Mnuchien, secrétaire du Trésor américain, a décidé d’une possible levée des sanctions contre l’entreprise en échange du départ de l’oligarque russe, Oleg Deripaska, de prolonger la période pendant laquelle les entreprises peuvent continuer à négocier avec Rusal pendant 5 mois, et l’autorisation d’effectuer des transactions durant cette période. Ce spectaculaire rebond des matières premières a mis à nouveau les scenarii inflationnistes au-devant de la scène, un baril de pétrole à 80$ étant désormais présent dans les esprits. Toutefois, cet environnement n’a pas permis au T-bond 10 ans de franchir durablement la barre symbolique des 3%. Il faut remonter au 2 janvier 2014 pour battre le niveau-clé de 3.0516%.

A compter de mardi, dans le but d’empêcher de manipuler Sonia (Sterling Overnight Index Average), la Bank of England publie une version remaniée. Alors qu’un scandale a retenti au plus fort de la crise financière, les investisseurs cherchent à se substituer au Libor utilisé pour fixer les taux d’emprunts sur des milliards de prêts et produits dérivés. La mise à jour de Sonia sera basée sur des transactions réelles plutôt que sur des estimations des coûts que cela peut engendrer aux prêteurs.

L’UE serait prête à offrir au Royaume-Uni un meilleur accord commercial que celui qu’elle a donné à la Turquie, si elle décide de rester dans l’union douanière après le Brexit. Theresa May préside aujourd’hui une réunion des ministres où il devrait être question des relations futures que le Royaume-Uni aura avec l’UE après la scission. May est dans une situation compliquée : elle pourrait être forcée d’accepter de rester dans l’union douanière, alors que le parlement se prépare à un vote sur la question le mois prochain (répondant ainsi aux entreprises et à l’opposition appelant à rester dans le régime commercial pour éviter la perturbation des échanges transfrontaliers et aider à résoudre le problème avec l’Irlande). Par cette décision, May risque cependant d’être remise en question par les partisans d’un Brexit « dur ».

La BCE reconnait que la croissance de la zone atteint un ‘plateau’. En Chine, les autorités ont relâché les montants des réserves requises par les banques pour lutter contre les vents contraires. Ces conditions, couplées avec une tolérance pour le risque qui reste bonne, et le raidissement de la courbe des taux US, devraient alimenter une hausse du billet vert. Pour que la course du Dollar soit stoppée, il faudrait, une accélération mondiale de la croissance, ou un ralentissement US.