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(Don’t) Sell in May and go way !

L’annonce d’une prolongation d’un mois des exemptions de droits de douane sur l’acier et l’aluminium accordées aux pays de l’Union européenne par les Etats-Unis apporte un soulagement relatif au marché d’actions européen même si elle ne répond pas à la demande de Bruxelles, qui réclame une exemption permanente.

Apple rassure, le géant américain des produits d’électronique grand public a annoncé un chiffre d’affaires et des profits supérieurs aux attentes au premier trimestre. Il a notamment rassuré sur ses ventes d’iPhone, ressorties à peine en dessous des anticipations de Wall Street, ce qui montre la capacité de résistance du groupe face au tassement de la demande mondiale pour les smartphones.

La Réserve fédérale américaine a, sans surprise, laissé ses taux inchangés mercredi, tout en ajoutant que l’inflation était désormais proche de son objectif de 2%, ce qui laisse la porte ouverte à un nouveau tour de vis en juin après celui de mars. Le comité de politique monétaire de la banque centrale a en outre relativisé le récent ralentissement de la croissance de l’emploi et de l’activité, notant que l’économie continuait de croître à un “rythme modéré” et que la croissance de l’emploi était restée forte, en moyenne, sur les derniers mois. Le nouveau président de la Fed, Jerome Powell, a déclaré à plusieurs reprises que l’institut d’émission chercherait un juste milieu dans sa politique monétaire, poursuivant le relèvement progressif de ses taux dans un contexte économique dépourvu d’inflation forte. La croissance a ralenti à 2,3% au premier trimestre, confirmant une tendance observée ces dernières années, et les créations d’emplois ont décéléré en mars mais l’activité devrait accélérer de nouveau dans les prochains mois, grâce en partie aux baisses d’impôts et aux mesures budgétaires de l’administration Trump. L’économie américaine vit sa deuxième plus longue phase d’expansion depuis la Deuxième Guerre mondiale. Le taux de chômage est à un plus bas de 17 ans de 4,1%, sous la définition du plein emploi retenue par la Fed, et les salaires semblent évoluer plus favorablement après une longue période de stagnation.

Dans le cadre de la révision trimestrielle de ses projections économiques, la BoJ a maintenu une évaluation optimiste de la situation de l’économie mais a souligné les risques baissiers sur les perspectives d’inflation, ce qui souligne les défis qu’elle rencontre pour éradiquer la mentalité déflationniste qui s’est répandue dans l’opinion. Haruhiko Kuroda, dont le mandat à la tête de la BoJ vient d’être renouvelé pour cinq ans, avait lancé un programme massif d’assouplissement quantitatif pour sortir l’économie japonaise de plus d’une décennie de déflation, lorsqu’il avait pris les rênes de l’institution en 2013. Comme cela était largement attendu, la BoJ a maintenu son objectif de taux à court terme à -0,1% et celui des rendements obligataires à 10 ans aux alentours de 0%.