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US Steel était la première société à atteindre une valorisation d’un milliard de dollars en 1901. Il aura ensuite fallu 54 ans à General Motors pour atteindre le seuil de 10 milliards en 1955, puis  encore 32 ans à IBM pour franchir 100 milliards en 1987. Microsoft fut la première compagnie valorisée au-delà de 500 milliards en 1999, avant que cette semaine soit marquée par un nouveau record historique : suite à une publication de ses résultats trimestriels de bonne facture, APPLE a franchi jeudi soir la barre des 1000 milliards de dollars de valorisation en clôture. La seule société ayant touché ce niveau en séance était la société publique Pétrochina lors de son introduction en bourse en 2007. Le contraste est frappant au sein des sociétés technologiques américaines, tandis que Facebook s’effondrait la semaine passée, Tesla s’est envolée de +16% hier après qu’Elon Musk ait rassuré sur le timing de production de la Model 3, et surtout se soit excusé auprès des analystes suite à son « mauvais comportement » lors du dernier meeting.

Ces publications ont mis en arrière-plan la macroéconomie, avec un protectionnisme pourtant toujours présent et la nouvelle menace de D. Trump de taxer 200 milliards d’importations chinoises non pas à 10% mais à 25%. Une telle décision, si elle venait à être mise en place, impacterait la croissance américaine et doperait l’inflation. Encore une fois, il s’agit probablement d’une technique de négociation, mais l’irritation de la Chine semble de plus en plus prégnante. Le Yuan poursuit sa dévaluation graduelle et se rapproche de 6.90 pour un dollar, son niveau le plus faible depuis le printemps 2017.

La publication de la croissance française contraste avec celle des Etats-Unis. Les chiffres actuels tablent sur une progression du PIB comprise entre 1.6% et 1.7% pour l’année 2018, bien en-deça de la cible du gouvernement autour de 2%. Le PIB américain affiche une croissance de 4.1% au second trimestre et conforte sur la bonne tenue de l’économie outre-Atlantique, ce qui suggère une poursuite de la hausse des taux par la réserve fédérale. En dehors de la FED qui se réunissait ce mercredi, d’autres banques centrales étaient à la manœuvre cette semaine. Si certaines ont opté pour le statu quo, comme le Brésil (6.50%) et le Japon (-0.10%), d’autres ont choisi d’augmenter leur taux directeur de 25 points de base, telles que l’Inde (6.50%), le Royaume-Uni (0.75%), la République Tchèque (1.25%), et le Mexique (7.75%). Enfin, le Kenya a abaissé son taux de 50 bp à 9.00%. Les spéculations quant à la capacité pour la Banque du Japon à maintenir son taux 10 ans à 0% ont été douchées par M. Kuroda, qui a affirmé en début de semaine que la politique monétaire resterait accommodante, avec cependant quelques ajustements. Notamment des achats plus importants sur l’indice large Topix afin de réduire les distorsions liées aux achats sur le Nikkei.