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Alors que le monde entier célèbre le triste anniversaire du centenaire de la bataille d’Amiens d’août 1918 (victoire des Alliés face à l’Allemagne), force est de constater que le foyer des tensions internationales n’est plus européen mais désormais mondial.

En représailles à une mesure prise par les Etats-Unis sur les produits chinois, le ministère pékinois du Commerce a annoncé des droits de douane de 16 milliards de dollars sur des produits américains. Sous le coup de nouvelles pertes des secteurs pétrolier, industriel et technologique, Wall Street termine la semaine dans le rouge. Partie intégrante de plus en plus importante des entreprises, la technologie est à la pointe du rebond du marché actions depuis le trou d’air de février. Tesla a créé la surprise cette semaine après que son fondateur et PDG, Elon Musk, ait envisagé de retirer le titre de la cote. Le titre a progressé de 11% mardi suite à cette déclaration mais a toutefois perdu ses gains les deux séances suivantes.

En dépit des menaces que font peser les tensions commerciales internationales, le contexte économique semble porteur et épaule le marché du travail marqué par une diminution du nombre des inscriptions au chômage aux Etats-Unis. Cela favorise le dollar qui gagne plus de 0.5% face à un panier de devises internationales et les bons du Trésor américain à 10 ans progressent de 30bps mais terminent toutefois sous la barre des 3.0%.

Au plus bas depuis deux ans, le rouble russe poursuit sa glissade après l’annonce par les Etats-Unis de nouvelles sanctions contre Moscou en disant avoir établi l’implication de la Russie dans l’empoisonnement de l’ex-agent double Sergueï Skripal et sa fille en Royaume-Uni en mars dernier. La bourse russe est aussi impactée par ces décisions à l’image d’Aeroflot qui chute de 12.25%, au plus bas depuis août 2016, alors que les Etats-Unis avaient suspendu les vols vers les Etats-Unis.

Au lendemain d’une rencontre infructueuse entre une délégation turque et Mike Pompeo, secrétaire d’Etat américain, au sujet du pasteur Andrew Brunson accusé de terrorisme par Ankara et sous résidence surveillée, la livre turque touche un nouveau plus bas face au dollar, perdant plus de 2.50% sur la journée. En sus du conflit au sujet du pasteur, les divergences sur le conflit en Syrie cristallisent les relations entre Ankara et Washington. Depuis le début de l’année, la devise turque a perdu près d’un tiers de sa valeur. L’influence du président Erdogan sur la politique monétaire inquiète les investisseurs en sus des tensions géopolitiques.