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« R-E-S-P-E-C-T » : Epelé par Aretha Franklin, obtenu par Barack Obama en 2008, son message de rassemblement a réussi à faire tomber les barrières en affirmant l’humanité des minorités.

L’effondrement de la lire turque précipite la Turquie dans une crise de change. Les autorités n’ont que deux possibilités pour éviter qu’elle ne se transforme en une crise de dettes et de liquidités : soit accepter un ralentissement (voire une possible récession) de l’économie causée par un resserrement des politiques budgétaires, soit recourir au contrôle des capitaux. Berat Alabyrak, ministre turc des finances et gendre de Recep Tayyip Erdogan, a rassuré la communauté des investisseurs en affirmant que la Turquie n’est pas en contact avec le FMI pour un éventuel plan d’aide, et qu’Ankara n’envisage pas un éventuel contrôle des capitaux. La querelle diplomatique entre Washington et Ankara au sujet du pasteur Brunson a des répercussions économiques, les deux parties ayant imposé des sanctions réciproques et haussé leurs tarifs douaniers respectifs. En dépit de la chute de la monnaie nationale et d’une inflation galopante (+15.85% en glissement annuel en juillet), les marchés ont sévèrement sanctionné le refus de la banque centrale de relever ses taux d’intérêt le mois dernier (+17.75%). Si la crise turque semble avoir marqué une pause, la défiance du marché sur les pays émergents demeure forte. Le risque majeur est celui de la contagion aux autres pays émergents.

A l’initiative de la Chine, des négociations entre Pékin et Washington seront tenues fin août. Cette annonce intervient alors que Pékin doit imposer des droits de douane de 25% sur 16 milliards de dollars de produits américains dès le 23 août, en réponse à la décision de Washington de taxer à cette date une seconde tranche de 25% de produits chinois. Donald Trump veut rééquilibrer les échanges commerciaux avec la Chine, en déficit de 375 milliards de dollars en 2017.

Dans ce contexte de tensions internationales croissantes, le rand sud-africain et le peso mexicain sont repartis à la baisse. Le dollar inscrit un nouveau plus haut sur les 13 derniers mois face à un panier de devises. Le billet vert est porté par son statut de valeur refuge, et bénéficie des chiffres supérieurs aux attentes des ventes au détail et de la productivité, soutenant l’idée d’une croissance économique américaine constante. L’or recule de 1.44% face au dollar, au plus bas depuis janvier 2017. L’aversion au risque contribue à la baisse des rendements obligataires, les 10 ans américain et allemand terminent respectivement à 2.85% et 0.30%.