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America First !

Slogan du sénateur Warren Harding, candidat aux élections présidentielles américaines de 1920, le leitmotiv de Donald Trump fait bel et bien référence à la remise en cause par les milieux isolationnistes des projets de gouvernance internationale du président Wilson.

Les négociateurs américains et canadiens ont entamé jeudi une deuxième journée de tractations pour tenter de sauver l’Alena, l’accord de libre-échange nord-américain qui lie les deux pays et le Mexique, alors que Donald Trump leur a donné jusqu’à la fin de la semaine pour s’entendre. Les Etats-Unis accusent le Canada de discrimination à l’égard de leurs exportations de produits laitiers. Ils demandent aussi la suppression des commissions d’arbitrage, grâce auxquelles Ottawa a défendu par le passé ses exportations de bois vers son voisin. Ces deux sujets font depuis longtemps l’objet d’un profond désaccord entre les deux pays mais Kevin Brady a jugé possible de les surmonter. Donald Trump a menacé de conclure un accord bilatéral avec le Mexique si la renégociation de l’Alena n’aboutit pas. Ce traité conclu il y a 25 ans porte sur quelque 1.200 milliards de dollars (1.032 milliards d’euros) d’échanges commerciaux. Justin Trudeau tient à la préservation de son régime de quotas laitiers et veut garder l’accès au marché du bois américain. Il réclame aussi une exemption permanente des tarifs douaniers imposés par Donald Trump à l’acier et l’aluminium, ainsi que l’abandon par la Maison blanche de sa menace de taxation des automobiles. Washington et Mexico sont parvenus il y a dix jours à s’entendre sur un nouvel accord de libre-échange, accentuant la pression sur Ottawa. Après quatre jours de négociations infructueuses la semaine dernière, Donald Trump s’est dit prêt à faire cavalier seul en se passant du Canada.

Le secteur de la technologie reste sous pression. Twitter a cédé 6% suite à la suspension permanente du compte Infowars, Facebook continue de perdre du terrain et Micron a dévissé de 10%. Mais le S&P a aussi été plombé par le secteur des biotech qui a perdu 2.5% et celui des valeurs pétrolières. Enfin, la baisse plus importante que prévue des commandes à l’industrie (-0.8% vs -0.6%) et une déception sur les créations d’emplois ADP en août dans le secteur privé ont contribué à lester davantage les indices. Pour l’heure, les marchés restent suspendus aux incertitudes concernant la guerre commerciale qui alimentent l’aversion au risque de cette rentrée. La période de consultation visant à taxer davantage de produits chinois est désormais close et les marchés peuvent appréhender de nouvelles décisions de l’administration Trump.

Le taux de chômage en Grèce est revenu à 19,1% en juin, un plus bas depuis septembre 2011, contre un chiffre révisé de 19,3% en mai, selon les chiffres publiés jeudi par Elstat, l’institut national de la statistique. Après avoir atteint un record de 27,9% en septembre 2013, le taux de chômage grec a progressivement reflué. Il reste le plus élevé de la zone euro, qui a enregistré en juin un taux de chômage inchangé à 8,2%.  Le gouvernement anticipe un taux de chômage revenu à 18,4% d’ici la fin de l’année avec la poursuite de la reprise économique du pays, sorti fin août de son dernier plan d’aide internationale.