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Independence day : «Keep America Great»

Le 4 juillet 1776, les treize colonies britanniques d’Amérique du Nord font cession avec la Grande-Bretagne et forment alors « les Etats-Unis d’Amérique ». Thomas Jefferson, principal rédacteur de la déclaration d’indépendance, succèdera 25 ans plus tard à Georges Washington et John Adams à la tête du pays. La première banque est créée en 1791 afin de prendre en charge l’émission de la nouvelle monnaie américaine ainsi que la régulation du crédit. Il s’agit en quelque sorte de l’ancêtre de la Réserve Fédérale que nous connaissons aujourd’hui et dont la politique monétaire est scrutée par les investisseurs. Le président Trump prévoit d’ailleurs d’y nommer les économistes Judy Shelton et Christopher Waller pour combler deux postes vacants, après des mois de pressions sur la banque centrale pour qu’elle abaisse les taux d’intérêt.

En dehors de ce jour férié, au menu de la semaine, nous avons eu droit aux péripéties de M. Trump au sommet du G20, dont les blagues avec Vladimir Poutine sur l’ingérence dans les élections ou le passage éclair en Corée du Nord auront fait couler autant d’encre que l’accord sur le climat conclu à 19, sans les Etats-Unis. Il est à ce propos ironique de réunir 20 délégations à coups de jets privés pour discuter de la pollution de l’air et du réchauffement climatique. La question principale était de savoir si Xi Jinping et Donald Trump allaient réussir à tempérer les craintes d’amplification de la guerre commerciale. Il semblerait que ce soit chose faite.

Sur le vieux continent, les dirigeants européens se sont mis d’accord sur un accord visant à pourvoir les postes les plus importants de l’UE, soutenant Christine Lagarde à la tête de la Banque centrale européenne et Ursula von der Leyen à la présidence de la Commission européenne. Après avoir été la première femme ministre des finances d’un pays du G7 et première femme directrice du FMI, Christine Lagarde sera la première femme à la tête de la BCE. Sera-t-elle en mesure de poursuivre l’action de Mario Draghi et de rester souple dans ses décisions sans trop fragiliser le secteur bancaire européen ? En attendant, Deutsche Bank AG prend des mesures pour démanteler un pilier de sa banque d’investissement de Wall Street. Le prêteur allemand en difficulté a eu des discussions avec Citigroup Inc, BNP Paribas SA et d’autres qui pourraient impliquer la vente ou le transfert d’une partie de son activité d’actions, y compris des opérations au service de hedge funds et d’autres grands clients, selon des personnes familières avec la question.

Au Royaume-Uni, Jeremy Hunt a exhorté les membres conservateurs à regarder au-delà du Brexit pour choisir leur prochain chef, car il a dit qu’il est mieux placé que Boris Johnson pour vaincre le « danger clair et présent » de Jeremy Corbyn. Le ministre des Affaires étrangères cite les sondages qui l’ont placé devant M. Johnson auprès du grand public comme preuve qu’il remporterait une élection générale contre un dirigeant travailliste qui considère la Grande-Bretagne comme « une force du mal ».