Les investisseurs ont de nombreux nouveaux paramètres à intégrer, positifs comme négatifs. Tout d’abord, la déferlante Omicron pèse davantage à court terme, mais ouvre la voie à une ère dite endémique, où l’impact du coronavirus serait de moins en moins néfaste pour l’économie. Ensuite, on assiste à une forte demande des biens et des services, vouée à s’accélérer, mais bridée par la pénurie des composants et des perturbations dans toute la chaîne mondiale d’approvisionnement. À cela, s’ajoute un nombre record d’emplois toujours non pourvus par des salariés qui se sont retirés, provisoirement ou non, du marché du travail. Ce déséquilibre va contraindre les employeurs à augmenter les salaires, et rajouter de l’huile sur le feu d’une inflation persistante, et non plus transitoire. Ce phénomène gonfle davantage le coût des intrants et finit par rogner les marges des entreprises incapables de répercuter cette hausse sur leurs tarifs. Et enfin, on assiste à des banques centrales qui ont perdu patience et qui ont décidé de normaliser leur politique monétaire à un rythme beaucoup plus rapide que dans le passé. Ce dernier facteur est très certainement celui qui perturbe le plus les marchés actuellement, avec à la clé une forte rotation sectorielle, déjà évoquée maintes fois, mais qui prend une plus forte ampleur depuis le début de l’année.

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Analyse