L’innovation médicale comme remède contre la crise

 

Le secteur de la santé nous semble à privilégier dans cet environnement difficile

Arnaud Benoist-Vidal, gérant du fonds Arc Action Santé Innovante

 

Dans cette période de fortes incertitudes, où se cumulent pandémie, pénurie, inflation, durcissement monétaire, tensions géopolitiques et probabilité accrue de récession, il nous semble opportun d’investir dans des valeurs à forte visibilité sur le moyen terme et, selon nous, raisonnablement valorisées et décorrélées des cycles économiques.

Le secteur de la santé est riche de sociétés cochant toutes ces caractéristiques et nous semble donc être à privilégier dans cet environnement difficile.

Beaucoup d’investisseurs sont friands de ce segment de la cote, pour ses atouts sur le plan macroéconomique. Ils chantent en chœur, pour se justifier, le vieux refrain de l’augmentation et du vieillissement de la population mondiale, l’urbanisation, l’amélioration du niveau de vie et de l’accès aux soins.

Tout ceci est exact, mais incomplet.

L’innovation : une caractéristique essentielle de la santé

Car il manque une caractéristique essentielle qui fait toute la différence : une forte innovation qui délivre de nombreux produits médicaux et qui irradie tout le secteur, comme c’est le cas aujourd’hui et depuis presque une décennie.

Dans le monde médical, que ce soit pour les médicaments, les équipements ou les services, les succès d’aujourd’hui sont le fruit des importants efforts de recherche et de développement d’hier.

La meilleure illustration récente est la mise au point d’un vaccin efficace contre le SARS-CoV-2, moins d’un un an après son séquençage. Il utilise un mécanisme d’action contenant l’ARN messager de la protéine de pointe du virus. Tout le monde applaudit l’exploit, mais oublie que celui-ci n’aurait pas été possible sans la découverte de ce composant de l’ADN par deux Français (François Gros et François Jacob) en 1961 et les nombreux travaux de recherche, dans le monde entier et depuis six décennies, pour maîtriser cette technologie.

 

Nous sommes optimistes sur ce secteur

Oui, nous osons l’écrire en ces temps troublés : nous restons très optimistes sur le secteur car les fondamentaux de long terme, ceux qui promettent les succès de demain, restent au vert. Pour illustrer notre propos, nous pouvons citer plusieurs chiffres qui démontrent que l’innovation devrait continuer :

  • 35 000 essais cliniques initiés dans le monde en 2021, contre à peine 3 000 en 2004, 13 000 en 2005 et 20 000 en 2012, selon la Bibliothèque nationale de médecine américaine. Il est facile d’expliquer que le grand bond de 2005, est le tournant de cette révolution biotechnologique qui passe de la théorie à la pratique, avec le début de nombreuses études cliniques sur l’homme. Cela s’est traduit par une salve de nouvelles molécules révolutionnaires approuvées de 2011 à 2015 que ce soit, entre autres, contre de nombreux cancers, l’hépatite C, la mucoviscidose, la sclérose multiple, le psoriasis et la polyarthrite rhumatoïde. Les entreprises concernées ont connu une revalorisation de leur cours de bourse. Une enveloppe annuelle, de plus en plus gigantesque, de l’ordre de 220 milliards de dollars est actuellement allouée par l’industrie pharmaceutique et biotechnologique pour prolonger ce mouvement.
  • Des sommes substantielles sont également dépensées en recherche et développement par les sociétés d’équipements médicaux (34 milliards de dollars en 2021, selon Evaluate Medtech), avec une croissance annuelle de 4,5 %. Concrètement, on constate la montée en puissance de produits de plus en plus performants et miniaturisés, tels que les robots chirurgicaux dans les hôpitaux, pour assister les équipes médicales au bloc opératoire. Le Pacemaker Micra, le plus petit au monde, mesure moins de 3 centimètres et représente une réduction en taille de plus de 93 % sur les produits traditionnels.
  • La digitalisation, l’intelligence artificielle et la collecte de données permettent d’offrir des services médicaux de plus en plus efficients, aussi bien dans les protocoles de soins, de recherche que les traitements administratifs. La voie de la délocalisation à domicile est plus que jamais ouverte. À titre d’exemple, des patients dialysés peuvent rester chez eux pour suivre ce lourd traitement plusieurs fois par semaine, plutôt que dans des centres spécialisés.

 

Dans cet environnement riche et fortement innovant, il convient d’être très sélectif, d’avoir la bonne méthodologie et le bon processus d’investissement pour piocher les vecteurs prometteurs. Notre approche est mondiale pour identifier les leaders actuels et futurs dans chaque domaine ou pathologie.

 

Les médecins prescripteurs au coeur de notre processus

Nous plaçons le médecin prescripteur au centre de notre décision d’investissement, car c’est lui seul, pour son patient, qui sélectionne les traitements ou protocoles de soins qu’il devra suivre.

Un succès commercial est la combinaison de trois paramètres : un produit innovant, sollicité par le monde médical et dans un écosystème favorable, car remboursé par les sécurités sociales et les mutuelles privées.

Néanmoins, restons pragmatiques et réalistes.

Il faut tenir compte de l’environnement économique et financier pour être agile dans ces eaux troubles. Il convient de ne pas surpayer les medtechs trop chèrement valorisées, en ce début d’année, à cause des taux réels négatifs. Le vent a fortement tourné et le secteur, comme tous les autres, n’a pas été épargné par la compression des multiples de valorisation du fait du durcissement monétaire des banques centrales.

 

Des séries de prévisions nous confortent dans notre analyse

Toutefois, nous pensons que, grâce à la forte innovation qui se poursuit, les valeurs de santé innovantes sont capables de réaliser une croissance de leurs chiffres d’affaires et de leurs profits, malgré la problématique actuelle. Ces pépites seront recherchées par les investisseurs dans ce contexte mondial compliqué.

Plusieurs séries de prévisions nous confortent dans notre analyse. Tout d’abord et selon Evaluate Pharma*, le marché des médicaments dits biologiques devrait croître annuellement de 10,9 % jusqu’en 2026 dont 11,6 % pour ceux traitant des maladies rares. Le marché des équipements médicaux devrait rester également bien orienté avec une progression annuelle de plus de 5 % d’ici 2024*.

 

Certains domaines pathologiques sont à privilégier

Certains domaines pathologiques sont à privilégier, tout particulièrement les soins diabétiques (+8 %), ainsi que la cardiologie et l’endoscopie, crédités de 6 %. Nous sommes convaincus qu’un investisseur sélectif en valeurs innovantes peut construire un portefeuille avec des multiples de valorisations moindres et une croissance des bénéfices supérieures à ceux d’un des indices de référence du secteur, le MSCI World Health Care net total Return, dont les ratios ressortent respectivement à 20,7 fois les estimations de bénéfices par action pour 2022 et 7,9 % de croissance entre 2022 et 2023.

*Evaluate Pharma “World Previw 2026”, Evaluate Medtech “World Previw 2024”

 

 

 

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