C’est un indicateur très surveillé par les opérateurs, car connu par le passé pour être annonciateur d’une récession. L’écart de taux entre les obligations à 10 ans (2,99%) et celles à 2 ans (3,01%), aux États-Unis, est désormais négatif. Avant tout, cette situation est un non-sens pour un créancier, même si cette différence de rémunération de 0,02% en faveur de la maturité la plus rapprochée est symbolique. Désormais, prêter de l’argent à l’E?tat fédéral américain à long terme rapporte moins qu’à court terme. Le risque de défaut est sensé augmenter dans la durée et pour palier à cette probabilité de plus en plus forte, un emprunteur, quel qu’il soit, devrait payer une prime. Ce n’est plus le cas actuellement.

C’est la cinquième fois (2000,2006,2007,2019 et 2022) que ce phénomène se produit depuis les années 2000. Quelles ont-été les conséquences sur l’activité économique et sur les marchés financiers de ces évènements ? Est-ce le fruit d’une vraie anticipation, où la résultante d’une tendance économique en contradiction ou en décalage avec la politique monétaire de la banque centrale ? Nous avons analysé ces 5 périodes pour tirer quelques conclusions.

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Analyse