C’est inédit depuis avril 2011. La BCE vient d’initier, ce jeudi 21 juillet, un nouveau cycle de durcissement monétaire, en remontant tous ses taux directeurs de 0,50%. Elle met fin également à l’ère des taux de dépôt négatifs, initiée en septembre 2014. Ces huit années, incompréhensibles pour un grand nombre d’épargnants où il fallait payer pour déposer de l’argent, sont donc révolues. Cette décision a surpris par son ampleur (0,50% au lieu de 0,25%), mais n’a pas entrainé les rendements obligataires à la hausse, pour deux raisons. La première est que le scénario de récession se renforce de jour en jour, avec des indicateurs macroéconomiques dégradés. La seconde, est que la BCE a indiqué dans son communiqué, que la suite de sa politique de normalisation dépendra des données d’activité qui lui seront disponibles. De ce fait, la prévision initiale d’une hausse de 0,50% lors de sa prochaine réunion de septembre n’est pas acquise. De surcroît, sa présidente a pris soin de préciser, lors de sa conférence de presse, que cette accélération du calendrier ne signifiait pas des taux plus élevés à moyen terme. Le message semble donc bien être compris.

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