L’année écoulée restera négativement gravée dans les mémoires, avec plusieurs chocs émotionnels. Tout d’abord, nous nous sommes réveillés le 24 février, avec la stupeur d’une guerre meurtrière en Europe de l’Est et la menace bien réelle d’une extension de conflit à tous les pays de l’Union européenne. Ce risque géopolitique a été sous-estimé et a provoqué une chute brutale des actions européennes jusqu’au 8 mars de 8,56 %, selon l’indice Stoxx Europe 600, avec les valeurs bancaires, telles la Société Générale (-32 %), en victimes collatérales. Avec la flambée des cours des matières premières énergétiques et alimentaires, l’inflation qualifiée auparavant de transitoire, car liée à la pandémie, est devenue soudain durable et violente. 

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Analyse