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et vous adresse tous ses voeux pour 2025.

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C’était la dernière réunion de l’année pour la banque centrale américaine. Celle-ci devait être une simple formalité, avec une nouvelle baisse des taux directeurs de 25 points de base à la clé. Malgré une détente supplémentaire du loyer de l’argent à court terme de 0,25% effectivement actée ce mercredi 18 décembre, la bourse américaine a connu sa pire séance depuis le mini krach de Tokyo du 5 août dernier, avec une baisse respective de 2,95% pour l’indice S&P 500, de 3,60% pour l’indice NASDAQ 100 et de 4,39% pour l’indice Russell 2000. Les taux à 10 ans se sont également tendus de 0,11% à 4,51%.
Pourquoi la fête a-t-elle été gâchée et que va-t-il se passer maintenant ?
Pour information, le taux des Federal Funds est celui négocié entre les banques commerciales sur leurs réserves excédentaires déposées à la banque centrale.
La Réserve fédérale américaine vient de réduire la cible maximale du taux de ces prêts interbancaires de 100 points de base (1%) en trois mois. Elle est désormais fixée à 4,50%. En soi, cette action cumulée a constitué un assouplissement monétaire rapide et favorable pour l’économie. Ainsi que pour les actifs financiers.
Dans ses projections publiées le 18 septembre dernier, date à laquelle l’institution avait initié son cycle, celle-ci prévoyait d’effectuer un mouvement de même ampleur en 2025, soit sur 12 mois. Malheureusement, les dernières prévisions publiées cette semaine ont révélé une anticipation médiane des membres de la Fed pour fin 2025 réhaussée de 0,50%. L’ampleur de la baisse en 2025 devrait être donc de seulement 0,50%. Soit deux fois moindre qu’en 2024, sur une période quatre fois plus longue. Les effets de cette nouvelle phase de détente des rendements à court terme seront donc moins bénéfiques pour l’activité économique.
Fort heureusement, avec la solidité récente de l’économie américaine et l’élection récente de Donald Trump à la présidence, le marché avait déjà relevé ses anticipations pour l’année prochaine. Ainsi, les contrats à terme sur les Fed Funds à échéance décembre 2025 se négociaient mardi à 3,77%, contre 3,87% aujourd’hui. Cette moindre hausse aurait dû donc provoquer un choc de faible ampleur pour les actifs financiers.
La réponse est à trouver ailleurs. Dans sa conférence de presse de mercredi, le président de la Fed a déclaré que la politique monétaire était désormais moins restrictive. Ses membres seront, par conséquent, plus prudents et attentifs dans les prochains ajustements des taux directeurs. Ceux-ci ont également relevé à 2,5% leurs estimations pour l’inflation en 2025 contre 2,1% auparavant.
Considérant que le déséquilibre du marché du travail s’était résorbé, l’attention de la Fed se portera sur l’évolution de la hausse des prix. Aucune amélioration n’étant à prévoir dans l’immédiat sur ce front, la Réserve fédérale va donc désormais observer une pause de plusieurs mois.
Depuis la triple élection américaine du 5 novembre dernier, les flux vers les fonds investis en actions américaines se sont affolés. Ils ont dépassé la somme colossale des 400 milliards de dollars depuis le début de l’année.
Selon une étude de BofA Global Research, intitulée « Max Americana », le niveau de cash dans les portefeuilles est au plus bas depuis 3 ans. La pondération en actions dans les portefeuilles est au plus haut depuis les précédents pics de février 2011. Cette dernière est essentiellement concentrée aux États-Unis, dans les actions des « 7 Magnifiques », des financières et des moyennes capitalisations. Ce comportement excessif doit donc être modifié dans les portefeuilles, compte tenu du nouveau scénario de la Réserve fédérale. Ce qui explique la vague importante de ventes depuis mercredi.
La politique monétaire reste restrictive. Le niveau de 4,50% des taux directeurs, bien au-dessus de l’inflation estimée de 2,50% pour 2025, est suffisamment élevé et constitue donc un matelas de sécurité suffisant pour absorber un crépitement de l’inflation. Par conséquent, le cycle d’assouplissement monétaire actuel n’est pas achevé, mais prolongé à un rythme plus faible. Dans ces phases particulières, la performance des marchés actions est plus modeste, avec des périodes de consolidation, comme actuellement.
– 4,50 %.
La cible maximale des Fed funds, décidée par la Réserve fédérale américaine ce mercredi 18 décembre.
– 4,39 %.
La baisse de l’indice Russell 2000 ce mercredi 18 décembre, soit la plus forte baisse depuis le 13 juin 2022.
Tout est atypique chez Donald Trump. Que ce soit sa personnalité, son parcours, son programme politique et économique, sa communication, la tentative ratée de son assassinat et sa relation avec la justice.
Depuis sa victoire électorale du 5 novembre dernier, le monde entier tourne autour de Donald Trump. Le fait que le célèbre Time Magazine lui décerne pour la deuxième fois (en 2016 et en 2024) le titre de «Person of the Year» est presque une banalité. En effet, tous les présidents américains depuis George H. W. Bush en 1990 (le père de George W. Bush) ont obtenu cette distinction au moins une fois.
La dernière mise en scène réussie du 45ème et 47ème président des États-Unis a été sa visite à Wall Street ce jeudi 12 décembre. Pour la première fois, le futur locataire de la Maison-Blanche a sonné la cloche de Wall Street. En levant une nouvelle fois son poing droit.
Derrière cette parade joyeuse, se cache un message pas subtil, mais très clair, qui aurait pu être un de ses célèbres slogans. « Make M&A Again » et surtout des profits. Car la bonne tenue de la bourse américaine est un maillon important de la réussite de son programme économique.
Pour l’instant, tout va dans le sens de Donald Trump. La capitalisation boursière de l’indice S&P 500 a atteint un nouveau record le 6 décembre, à plus de 53 569 milliards de dollars. Celle du NASDAQ Composite a dépassé depuis longtemps l’altitude de l’Everest et a atteint de nouveaux sommets. Il était à plus de 33 363 milliards de dollars le 11 décembre, dépassant pour la première fois le seuil symbolique des 20 000 points. Les investisseurs font plus que suivre et se ruent sur les actions américaines. En témoignent les flux massifs enregistrés hebdomadairement vers le pays de l’Oncle Sam.
Les faits et gestes de Donald Trump sont épiés et massivement diffusés dans les médias, surtout via son réseau social, Truth Social. Celui-ci est devenu l’outil principal de sa communication depuis la fermeture de son compte X aux 88 millions d’abonnés, le 9 janvier 2021.
Le rachat de X par Elon Musk au printemps 2022 a permis la réouverture d’un compte. Il a été effectif en novembre 2022, après une consultation ouverte auprès de 15 millions de personnes et un vote serré à 51,8%. Ce n’est pas avant août 2024, que Trump postera son premier tweet sur X.
Donald Trump est actionnaire, entre autres, de Trump Media & Technology, la société exploitant Truth Social, à hauteur de 52,9%. Le titre est en hausse de plus de 106% depuis le début de l’année et la participation de son principal actionnaire est désormais valorisée à plus de 4 milliards de dollars.
Le moins que l’on puisse dire est que sa donation de 277 millions de dollars pour le financement de la campagne du futur président et de ses alliés républicains a été plus qu’amortie. Le premier donateur en montant a vu sa fortune bondir en bourse, grâce à la flambée de 72% du titre Tesla depuis l’élection. La capitalisation boursière du leader de la voiture électrique a atteint également un nouveau record à plus de 1 363 milliards de dollars. Soit une création de richesse de plus de 584 milliards de dollars, faisant du patron d’X et de SpaceX, l’homme le plus riche du monde. Sa fortune est désormais estimée à plus de 442 milliards de dollars. Soit une appréciation respective de plus de 157 et de 213 milliards de dollars depuis le 5 novembre et le 1er janvier.
Décidément, l’association des deux personnalités est mutuellement plus que fructueuse!
Même les nominations du résident de Mar-a-Lago sont hautement médiatisées. Elles sont volontairement provoquantes pour insuffler une dynamique nouvelle dans la future administration. Outre celle d’Elon Musk, le choix d’Andrew Ferguson à la tête de la FTC (Federal Trade Commission), farouchement favorable à la liberté d’expression et opposé au contrôle des réseaux sociaux, est un coup de pouce pour les 7 Magnifiques. Notamment pour Alphabet, maison mère de Google, visée par une enquête de position dominante.
La nomination de Paul Atkins à la SEC a pour but de ne pas réguler davantage les cryptomonnaies. Pour prolonger l’euphorie boursière l’année prochaine, une vague de fusions et acquisitions, qui étaient à la traîne sous Biden, serait bienvenue.
Les banques d’affaires se frottent les mains. Notamment Goldman Sachs, dont le CEO prévoit un bon millésime pour l’année prochaine. L’argent devrait donc continuer à couler à flots, avec cette incitation de faire des opérations boursières, sur fonds de « Enrichissez-vous ! ».
– 53 569 milliards de dollars.
La capitalisation boursière de l’indice S&P 500 le 6 décembre.
– 20 034,89 points.
Nouveau record de l’indice NASDAQ Composite le 11 décembre.
– 442 milliards de dollars.
La fortune d’Elon Musk au 12 décembre.
Les investisseurs détestent l’incertitude et cette année la France est championne olympique dans cette discipline. Notre nation souffre d’un mal chronique depuis 1975, appelé déficit structurel, qui la ronge lentement mais sûrement.
Certes, tout a basculé à cause du premier choc pétrolier. Mais la politique de relance keynésienne a toujours été adoptée depuis un demi-siècle. Et ce, quel que soit les cycles économiques.
Imaginez dire à un créancier : « Je vous propose une aventure extraordinaire, qui consiste à prêter à un pays merveilleux, peuplé de gens talentueux, mais toujours insatisfaits et qui ne voient pas la réalité en face. Ils vivent en autarcie philosophique, avec la conviction que leur train de vie, leur modèle social vont perdurer, malgré la conjoncture difficile et une démographie défavorable. Ils sont d’accord pour réduire leurs déficits, mais refusent individuellement de faire le moindre effort. En cette année de dérapage des comptes publics, ils vivent sans gouvernement et sans budget pour l’année prochaine, faute de cirque législatif ».
Pourtant rien n’est perdu, car le créancier en question tient bon et garde une certaine confiance. Parce que la France n’est pas un cas isolé et souffre de plusieurs maux cumulés, que l’on retrouve unitairement ailleurs. De plus, inconnu ne veut pas dire chaos, mais situation inédite, qui doit être gérée différemment.
Contrairement à l’annonce surprise de la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin dernier, la chute du gouvernement Barnier sans majorité législative, était une hypothèse de plus en plus probable. Et ce, au fur et à mesure que l’on avançait dans le calendrier. Un certain compte à rebours s’était enclenché avant le passage à l’Assemblée nationale des diverses propositions de loi de financement et de budget.
Ainsi, l’écart de taux entre les emprunts à 10 ans français et allemand s’était tendu de 0,16% depuis trois semaines, pour atteindre le niveau de 0,88% le 2 décembre. Soit au plus haut depuis 2011.
L’indice CAC 40 (dividendes réinvestis), qui faisait jeu égal au printemps avec son homologue allemand (l’indice DAX), accumule désormais 21,31% de retard de performance cette année. Le contraste est même extrême en novembre, avec l’indice S&P 500 converti en euro, puisque l’élection incontestable de Donald Trump a fait grimper les actions américaines de 8,82% en euro, contre une baisse de 1,53% pour les actions françaises. Soit 10,35% de contre-performance.
Le mal est déjà fait, car les investisseurs ont déjà allégé les valeurs françaises. L’annonce de la chute du gouvernement est un fait accompli et anticipé. Malgré l’absence de budget, la Constitution est assez bien faite pour éviter une fermeture des administrations, comme aux États-Unis, à condition que tous les décrets soient signés et que les lois spéciales soient adoptées d’ici la fin de l’année. La voie est désormais ouverte pour une reprise technique. Beaucoup de titres de grandes capitalisations dont l’activité principale est à l’étranger sont attractifs. Ce mouvement est-il durable ?
Cette motion de censure, votée par 331 membres, est inédite dans l’histoire de la Vème République depuis octobre 1962. Contrairement à aujourd’hui, l’Assemblée avait été dissoute et la victoire des gaullistes aux élections législatives de novembre avait permis au premier ministre démissionnaire de retrouver son poste. Cette fois-ci, pas de dissolution immédiate et la même assemblée, sans camp majoritaire, va pouvoir faire tomber comme elle l’entend le prochain gouvernement.
L’incertitude va donc persister. Et ce, même si tous les partis se sont engagés à prendre toutes les décisions nécessaires pour éviter un blocage des finances publiques. Pour une reprise durable et une réduction de la décote sur les actifs financiers français, il faut l’assurance qu’un pouvoir exécutif et législatif en place soit soucieux d’assainir la situation. Nos créanciers vont rester pragmatiques, tout en ne cédant pas à la panique. La France fait face à un déficit primaire (avant paiement des intérêts) proche de 3%. Celui des États-Unis se situe autour des 3,5%.
Cependant grâce à l’euro, le Trésor français emprunte à 2,90% à 10 ans contre 4,20% pour le Trésor américain. Les deux pays souffrent d’une dette sur PIB qui dépasse allègrement les 100%. Cependant la dynamique des deux économies est bien différente. Avec la triple victoire de Donald Trump et ses alliés républicains, les États-Unis ont clairement fait le choix de résoudre ce problème en dopant leur PIB. Tandis que la France reste malheureusement sclérosée.
– 21,31 %
L’écart de performance en 2024 entre les indices Dax et CAC40.
– 10,35 %
L’écart de performance convertie en euro, en novembre, entre les indices S&P500 et CAC40.
– 101 375,51 $
Nouveau record historique du bitcoin le 5 décembre.
Les investisseurs ont déjà avancé tous leurs pions pour 2025. Dans le passé, ce déploiement tactique n’avait lieu qu’en janvier, après un rallye de fin d’année.
Désormais, plus rien ne se passe comme auparavant avec l’élection de Donald Trump. Une fièvre acheteuse s’est produite en bourse avant et après la triple victoire républicaine du 5 novembre. Et ceci a propulsé les marchés américains et même le bitcoin à des sommets, au détriment des autres zones géographiques.
Le futur programme économique du 45ème et 47ème président des États-Unis est tellement disruptif au profit de l’Amérique, qu’il a provoqué un choc dans les allocations d’actifs. Egalement un comportement moutonnier des financiers. Sauf retournement brutal en décembre, 2024 restera une année record pour les flux vers les actions américaines (> 400 milliards de dollars). À l’inverse, les fonds en actions européennes et japonaises ont continué cette semaine de subir des sorties de capitaux.
Les chiffres s’accumulent et donnent le tournis pour démontrer l’exagération de cet appétit en actions américaines, que ce soit tant en matière macroéconomique que microéconomique.
Ainsi, le ratio capitalisation boursière sur PIB a battu un nouveau record à 207 %, selon GuruFocus.com. Celui de la capitalisation boursière relatif à celle du reste du monde a bondi à plus de 3. Soit un niveau historique depuis la Seconde Guerre Mondiale, selon les données recensées par BofASecurities.
La conclusion est claire. Jamais, outre-Atlantique, le poids des actifs financiers cotés investis en actions a été aussi important par rapport à la richesse créée par le pays et différencié par rapport au reste du monde. Ce qui démontre que ce phénomène est bien plus qu’un simple processus de financiarisation. Il se définit bien comme un mouvement d’enrichissement spécifique et plus prononcé dans ce pays qu’ailleurs.
Si l’on prend les ratios classiques de valorisation par rapport aux indices, le ratio prix sur bénéfice par action est de 22 fois pour l’indice S&P 500 contre 13,3 fois et 14,5 fois pour les indices Stoxx Europe 600 et Topix. Soit une prime respective de 65% et de 50%, au plus haut depuis l’existence de l’euro. Ajusté de leur différence sectorielle, cette survalorisation tomberait à 35%, ce qui reste élevée.
Si l’on se réfère au prix sur l’actif comptable, le ratio atteint plus de 5 fois pour l’indice américain, contre 2 et 1,4 fois pour ses homologues européen et japonais. Le prix d’une action américaine par rapport à ses actifs réels est donc 2,5 à plus de 3 fois plus cher qu’ailleurs !
Le passé a montré que plus le PER (ratio cours sur bénéfices) d’un marché est élevé en dehors des périodes de récession, moins l’espérance de gain sur le long terme (au-delà de 5 ans) est élevée. Pourquoi cet engouement persiste-t-il et s’est-il amplifié ?
Le prix d’un actif financier aujourd’hui est censé être égal, en théorie, à la somme des flux financiers futurs actualisés.
Factuellement, il est incontestable que les actions américaines délivrent plus historiquement que celle des autres continents. Ainsi, le retour sur fonds propres des actions américaines ces 3 et 10 dernières années est respectivement de 18,6 % et de 15,10 %. A comparer à 12,9 % et 10,1 % en Europe et à peine de 8,45% et 7,8% au Japon. Cela signifie qu’un dollar d’actif investi dans une entreprise cotée outre-Atlantique sur 10 ans est 50% plus rentable que dans une entreprise du Vieux Continent et 2 fois plus que celle au pays du soleil levant.
Une prime est donc largement justifiée. Cet écart considérable s’explique par toute une série de facteurs : le coût (en intégrant la productivité et donc la qualification) du travail, la flexibilité de la main d’œuvre, la règlementation, le coût du capital, la fiscalité, la croissance des revenus et la concurrence, entre autres.
En 2024, la croissance estimée du PIB américain (2,7%) devrait écraser celle en zone euro (0,7%) et au Japon (0%). Le ralentissement de l’activité américaine anticipée pour 2025 a vécu avec Donald Trump au pouvoir. Et la faible croissance dans les autres régions est encore plus en risque. Par conséquent, les bénéfices par action aux États-Unis devraient croître de 14,3% et de seulement de 8,4% en Europe. Ce dernier chiffre semble trop optimiste. Nul doute que les ours européens resteront dans leur tanière cet hiver, en attendant des jours meilleurs et plus de stabilité politique sur le Vieux Continent.
– 207 %.
Le ratio de la capitalisation boursière sur PIB aux États-Unis, au plus haut historique.
– 75 %.
La pondération des actions américaines dans le MSCI World, nouveau record.
– 15,10 %.
Le retour sur fonds propres moyen des actions américaines ces dix dernières années contre 10,1% en Europe et 7,8% au Japon.
C’était la publication la plus attendue du troisième trimestre. Un évènement jugé aussi crucial qu’une décision d’une banque centrale.
Tout le monde se souvient du 23 mai dernier, lorsque, après les annonces du premier trimestre, le titre s’était envolé de 9,57 % en une seule séance, progressant de plus de 48 % jusqu’au 20 juin.
Cette euphorie avait déclenché une onde de choc positive. Non seulement sur les valeurs liées à l’intelligence artificielle, mais aussi sur les indices NASDAQ et S&P 500, qui ont connu un rallye boursier de deux mois. Malheureusement, cette fois-ci, il n’en a rien été. En dépit de résultats bien supérieurs aux attentes, le titre a clôturé avec une modeste hausse de 0,96 %, après avoir atteint un nouveau record historique en séance, ce qui constitue une déception pour Nvidia.
Restons objectifs. Les chiffres du spécialiste des unités de processeur graphique (GPU), éléments-clés dans la ruée actuelle vers l’intelligence artificielle, sont excellents, voire exceptionnels.
Les revenus et le résultat net se sont élevés à respectivement 35,08 et 19,3 milliards de dollars, représentant une progression annuelle de 94 % et 109%. Beaucoup d’entreprises rêveraient d’une croissance annuelle équivalente à celle réalisée par Nvidia en un trimestre (+17 %). Avec une marge nette de 55 %, Nvidia s’impose comme une véritable « usine à cash », générant un flux de trésorerie disponible de près de 17 milliards de dollars sur trois mois.
Cette performance s’explique notamment par son modèle économique « fabless » (sans usine), Nvidia concevant ses puces, tout en sous-traitant leur fabrication, principalement à TSMC et Samsung.
Sa marge de trésorerie disponible, de 48 %, dépasse celle d’Apple (25 %) et de Microsoft (30 %), ce qui justifie une prime de valorisation. Le titre Nvidia est désormais la première capitalisation mondiale, atteignant 3 591 milliards de dollars, devant Apple (3 454 milliards) et Microsoft (3 070 milliards). Cette position a été acquise grâce à un ratio prix/bénéfice (PER) de 50 pour cette année, contre 31 pour Apple et Microsoft. La prime de valorisation de 60 % semble élevée, mais elle se justifie par une prévision de croissance des bénéfices par action de 50 % l’an prochain, contre un peu plus de 10 % pour les deux autres.
Tout simplement parce que les bonnes nouvelles étaient déjà intégrées dans le cours. Et le marché a « vendu la nouvelle ». Pas de panique toutefois.
La performance du titre approche les +200 % depuis le début de l’année. Il enregistre même +2 700 % sur cinq ans (94,6 % annualisés) et +98 300 % sur 20 ans (41 % annualisés). Un investisseur ayant placé 1 000 dollars en actions Nvidia le 22 novembre 2004 disposerait aujourd’hui de 902 585 dollars, hors dividendes. Et presque un million (984 000 dollars) avec réinvestissement des dividendes. L’eldorado de l’intelligence artificielle est bien concret pour ces actionnaires.
Comme nous l’indiquions le trimestre précédent, Nvidia entre désormais dans une phase de croissance plus normalisée. Tout en restant toujours supérieure à celle du marché. Selon le consensus, le bénéfice par action devrait croître de 49 % l’année prochaine, puis de 23 % et 10 % les années suivantes.
Lors de sa conférence de presse, Nvidia a annoncé un chiffre d’affaires attendu de 37,5 milliards de dollars pour le prochain trimestre. Soit une croissance de moins de 7 %.
Cela a déçu les investisseurs, mais cette prévision semble prudente, comme celle du trimestre précédent en août. La marge brute devrait également reculer à environ 73 %, contre 75 % au troisième trimestre. Ceci en raison du lancement de la nouvelle génération de GPU Blackwell.
Après des retards liés à des problèmes de surchauffe, les premières unités ont été livrées, parmi 13 000 exemplaires d’autres puces vendus ce trimestre. Selon la directrice financière, Colette Kress, la montée en puissance de Blackwell pourrait faire baisser la marge brute à 70 %, avant un retour progressif vers 75 %. La demande, cependant, devrait rester supérieure à l’offre jusqu’en 2026, et le prix individuel des modèles GB200 varie entre 30 000 et 40 000 dollars, tandis que les systèmes complets, comme les racks NVL72, atteignent plusieurs millions de dollars. La croissance devrait donc rester forte, probablement au-delà des estimations des analystes.
– 109 %.
La croissance du résultat net de Nvidia sur un an au 3ème trimestre.
– 4 cm.
La chute de neige à Paris le 21 novembre, à cause de la tempête Caetano. Un phénomène inédit depuis 56 ans.
Ce lundi 25 novembre, Amandine Gérard, président de La Financière de l’Arc, s’est penchée sur l’excès du derating des valeurs de qualité dans la zone euro, dans l’émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
Les marchés sont-ils trop sévères ? Réponse en vidéo :

C’est fait ! Depuis le 13 novembre, Donald Trump et les Républicains ont la certitude d’avoir gagné les scrutins, à la fois pour la présidence et pour le Congrès. Ils ont obtenu la majorité des grands électeurs, des sénateurs et des représentants à la Chambre.
C’est une victoire totale pour les rouges et une défaite cinglante pour les bleus (les Démocrates). Par conséquent, dès son investiture le 20 janvier prochain, le 47ème président des États-Unis aura les mains libres pour gouverner et appliquer, en théorie, tout son programme.
Si le dénouement rapide de l’élection présidentielle a été initialement salué par le marché, la perspective de voir les pleins pouvoirs attribués à Donald Trump effraie peu à peu les investisseurs non américains. Le slogan MAGA ou Make America Great Again n’est valable que pour les actions du pays de l’Oncle Sam. Ailleurs et surtout dans le Vieux Continent, un mouvement de ventes massives a entraîné les bourses européennes au plus bas depuis juillet dernier. Et l’indice CAC 40 est en performance négative depuis le début de l’année.
Une fois élu, le nouveau président et son gouvernement pourront agir soit librement, soit avec l’accord du Congrès. Trump pourra utiliser, dès la fin janvier, l’arme des Executing Order ou décrets pour initier seul une partie de son programme. Une des premières mesures concernerait l’application d’une hausse des droits de douane de 10% à 60%. Tout dépendra si le nouveau locataire à la Maison-Blanche souhaite négocier avec les pays concernés, surtout ceux membres initiaux de l’Accord de libre-échange nord-américain ALENA (Canada et Mexique). Ces accords ont été modifié sous Donald Trump en 2018 et rebaptisé Accord États-Unis-Mexique-Canada AEUMC ou USMCA en anglais. Actuellement, la plupart des biens et toute une série de services sont exemptés de taxes.
Pour les autres, point de salut. Une hausse des droits de douane est à prévoir au plus tard au 1er semestre 2025. Cette épée de Damoclès explique le désamour actuel pour les actions européennes.
Par conséquent, il y a peu d’espoir à court terme de voir des flux acheteurs dans notre zone. Pourtant, de telles situations sont en général propices aux bonnes affaires, car les ventes sont générales et sans discernement.
Actuellement, l’écart de valorisation entre les actions européennes et américaines est au plus haut depuis l’existence des indices européens. Le PER à 12 mois de l’indice S&P 500 est à 23,35 contre 13,33 pour l’indice Stoxx Europe 600. Soit une prime de plus de 75% !
Même si la composition de ces deux indicateurs est très différente, cela vaut la peine de ne pas céder à la panique et d’identifier les sociétés peu exposées au risque de taxation. Par ailleurs, des opportunités dans d’autres entreprises visées par les droits de douane existent, car le recul de leur titre est sans doute excessif. Cependant, à plus de deux mois avant la mise en place des nouvelles mesures, il est encore trop prématuré de les acheter.
Il convient donc, pour le moment, de ne pas céder à la psychose.
Donald Trump étant un personnage charismatique et médiatique, toutes ses décisions sont diffusées, scrutées, et archi-commentées. Cette surexposition provoque des surréactions boursières à tous ces évènements.
Depuis l’élection, l’actualité s’est concentrée sur les nouvelles nominations. La plus controversée concerne celle de Robert Kennedy, neveu de l’ancien Président assassiné John F. Kennedy et fils de Robert Kennedy, également assassiné. Cet ancien avocat démocrate a créé la surprise en obtenant le poste de Secrétaire d’État au département de la Santé et des Services Humains.
Cet antivax a créé un séisme sur les valeurs de la santé et plus particulièrement sur celles commercialisant des vaccins.
Là encore, le marché surréagit par des ventes massives. Les investisseurs se mettent à spéculer sur une baisse d’approbation de nouveaux médicaments et une baisse des ventes de vaccins. Si l’on se réfère à ses propos, l’homme milite pour la liberté individuelle de se faire vacciner ou non et pour une administration plus efficace et moins corrompue. À aucun moment, il n’a été fait mention de ne pas autoriser tous les nouveaux produits innovants en élaboration actuellement et qui devraient voir le jour ces prochaines années. Sa nomination doit être approuvée par le Sénat, nouvellement aux mains des Républicains.
Dans le passé, seul Lewis Strauss, le 19 juin 1959, s’est vu refuser sa nomination. Celle-ci devrait être une formalité, même si certains sénateurs républicains y sont farouchement opposés.
– 218.
Le nombre de représentants à la Chambre du Congrès américain obtenu par les Républicains, soit la majorité.
– 75,3 %
Le taux d’utilisation des capacités de production industrielle (TUC) en France, au plus haut depuis mars.
Les marchés ont eu raison, car ils anticipaient à juste titre une victoire de Donald Trump.
La surprise est venue du dénouement ultra rapide de cette élection présidentielle. Et ce, contrairement aux sondages, qui prédisaient un scrutin serré, voire trop contesté dans des États indécis pour désigner immédiatement un vainqueur. L’affaire fut considérée comme pliée dès 2 heures 24 du matin le 6 novembre, grâce à la Caroline du Nord et surtout à la Pennsylvanie. Six minutes plus tard, le leader du parti Républicain prononçait son discours victorieux, avant même d’obtenir officiellement les 270 grands électeurs.
Fidèle à son image et à sa réputation, le très charismatique tribun n’a pas lésiné sur son langage : « Ce sera vraiment l’âge d’or de l’Amérique ! ». Les investisseurs ont compris le message cinq sur cinq. Ils ont acheté frénétiquement et massivement des actions américaines, telle la ruée vers l’or de 1848, propulsant ainsi les bourses d’outre-Atlantique à un nouveau record historique. Les cryptomonnaies ne sont pas en reste, avec un bitcoin désormais au-delà de 75 000 dollars. Du jamais vu.
Que va-t-il se passer maintenant ?
Il n’y a pas photo, la victoire est indiscutable. Contrairement à 2016, Donald Trump a même gagné le vote populaire, avec une avance de plus de 4,4 millions de votes sur plus de 83% des bulletins dépouillés. Les Républicains ou les rouges, comme on le pressentait, ont également repris le contrôle du Sénat.
Ils sont à quelques sièges de conserver la Chambre des Représentants et devraient donc gagner cette triple élection. Par conséquent et sauf imprévu de dernière minute, Donald Trump disposera des pleins pouvoirs dès son investiture, prévue le 20 janvier prochain, en tant que 47ème président des États-Unis.
Les Républicains pourront mettre en place leur programme dans sa quasi-totalité. Selon BNP, le coût total des mesures avoisinerait la somme colossale de 7 000 milliards de dollars. Cela promet un effet dopant considérable pour l’économie de la première puissance mondiale !
Malheureusement, rien n’est gratuit dans ce bas monde. Le déficit fédéral déraperait de l’ordre de 4 900 milliards de dollars par rapport aux estimations déjà alarmantes du Congressional Business Office (CBO). L’aggravation des déficits provoquerait une augmentation des projections du ratio de dette sur PIB en 2034 de 137% à plus de 148%.
La hausse colossale des recettes douanières et l’annulation des crédits pour les énergies renouvelables dans la loi IRA ne suffiraient pas à combler l’énorme trou.
Les marchés ne se sont pas trompés. Une aggravation des déficits et de la dette signifie une hausse des taux d’intérêt à long terme, avec un rendement à 10 ans atteignant un pic depuis juillet à 4,47%. Il faudra donc trouver de nouvelles économies dans le budget de l’État. Elon Musk est souvent cité comme étant l’homme providentiel pour réaliser des coupes drastiques dans les dépenses. Et ce grâce notamment à l’intelligence artificielle.
En attendant, ces mesures gigantesques de relance dans une économie en bonne santé font craindre une reprise de l’inflation. Pour le moment, les banques centrales poursuivent leur assouplissement monétaire. Récemment les taux directeurs de la Fed et de la Banque d’Angleterre ont baissé de 25 points de base. Dans sa conférence de presse du 7 novembre, Jerome Powell a confirmé sa confiance dans un retour de l’inflation autour des 2%. Une prochaine baisse de 25 points de base est donc prévisible en décembre. Pour 2025, cela dépendra des données économiques et des mesures fiscales mises en place.
Nous sommes donc actuellement dans un scénario idéal, qui bénéficie du meilleur des deux mondes. Plus de croissance prévisible, grâce à une relance fiscale dans un contexte d’assouplissement monétaire. Cet état de grâce pourrait durer jusqu’au moins fin janvier. Avant la mise en place des tarifs douaniers et d’éventuelles velléités de la Fed de ne plus baisser ses taux le 29 janvier ou le 19 mars.
Dans ce contexte, les investisseurs continueraient, selon nous, de privilégier les actions américaines. Notamment les valeurs domestiques et celles bénéficiant le plus de la dérégulation comme les bancaires. Des consolidations seraient possibles à court terme, mais ne devraient pas remettre en cause la domination des États-Unis. Il faudrait donc un nouveau plan de relance en Europe. L’éclatement de la coalition allemande pourra-t-il aboutir à un nouveau gouvernement outre-Rhin en mars prochain, souhaitant imiter Donald Trump ?
– 295
Le nombre de grands électeurs obtenus à ce jour par Donald Trump à l’élection présidentielle (270 sont suffisants pour gagner le scrutin).
– 325 milliards de dollars
Les liquidités de Berkshire Hathaway à fin septembre.
– +38 %
La hausse négociée des salaires chez Boeing ces 4 prochaines années.
C’est la dernière ligne droite pour tous les candidats. Ce mardi 5 novembre, plus de 186 millions d’Américains sont appelés à participer à ce triple scrutin (présidentiel, sénatorial et pour la chambre basse nommée Chambre des représentants).
Les sondages au niveau national sont actuellement très serrés pour la course à la Maison blanche. En effet l’écart entre les deux principaux prétendants est de moins de 1%, en faveur de Kamala Harris.
Pourtant, les marchés ont opté pour un scénario totalement différent, avec une victoire de Donald Trump. C’est également le cas pour les paris en ligne. La cote induit une probabilité de 66% de voir l’ancien président élu pour un nouveau mandat de quatre ans, après sa défaite de 2020.
Comment expliquer un tel écart entre les sondages au niveau national et les anticipations de victoire ? Quelles seraient les conséquences pour les actifs financiers d’un nouveau succès électoral des Républicains ?
Tout d’abord, il faut maîtriser tous les tenants et les aboutissants. Le point crucial est que le ou la nouvelle présidente ne sera pas élu(e) au suffrage universel direct. Les élections américaines passent par des grands électeurs, dont le nombre varie dans chaque État, selon l’importance de sa population.
Cette différence est de taille, car dans ce système électoral, le candidat victorieux n’est pas forcément celui ayant remporté le plus de voix. C’est inconcevable pour un Français, mais depuis 1988 avec la victoire de George H. W. Bush père, aucun président issu du parti républicain n’a obtenu la majorité des suffrages avant d’exercer son premier mandat. Ce n’est qu’à sa réélection, en 2004, que Georges W. Bush fils a devancé son adversaire en nombre de voix (de plus de 2 millions selon les données officielles). En 2000, il était devancé de plus de 540 000 voix par Al Gore. Donald Trump, malgré sa victoire, a également perdu le vote populaire en 2016. En effet, son adversaire, Hillary Clinton, l’avait devancé de plus de 2 800 000 bulletins, tout comme lors de sa défaite en 2020 contre Joe Biden (7 millions de voix).
L’élection US se joue donc souvent dans un certain nombre d’États indécis et la victoire dépend souvent d’un nombre limité d’électeurs. Donald Trump entend bien renouveler ce tour de passe-passe cette année. Les projecteurs seront donc braqués cette année sur 8 États indécis (Arizona, Caroline du Nord, 2ème district du Maine, Michigan, Nevada, Géorgie, Pennsylvanie et Wisconsin).
À l’opposé, tous les présidents démocrates élus depuis 1960 ont gagné le vote populaire. Y compris lors de cette élection très contestée, où John F. Kennedy n’avait devancé Richard Nixon que de 120 000 voix, en gagnant moins d’États, mais plus peuplés.
Voilà pourquoi Kamala Harris n’est pas favorite pour ces élections. Son avance au niveau national est trop faible, puisqu’il il inclut un excédent de plusieurs millions d’électeurs dans le seul État de Californie, qui ne pèseront pas dans les huit États indécis précédemment nommés. Au Sénat, seul un tiers de cette assemblée est soumis au vote et cette année, les Républicains sont favoris pour y reprendre le contrôle, car 23 des 34 sièges en jeu sont détenus par des Démocrates ou indépendants. À la Chambre des Représentants, actuellement sous contrôle des Républicains, les Démocrates sont en mauvaise posture. Par conséquent, Donald Trump est le mieux placé pour remporter non seulement l’élection présidentielle, mais également la totalité du Congrès. Cela équivaudrait à avoir quasiment les pleins pouvoirs !
Historiquement, les marchés américains consolident le mois avant l’élection, devant l’incertitude des résultats. Cette année, l’indice S&P 500 américain a battu son record historique la semaine dernière, car une victoire totale des rouges (les Républicains aux États-Unis) signifie plus de favoritisme pour les entreprises domestiques. C’est du pur populisme, mais taxer les importations comme le souhaiterait Donald Trump, représenterait 540 milliards de dollars de revenus supplémentaires par an pour les douanes du pays de l’Oncle Sam.
Cela permettrait de renouveler le programme de forte baisse d’impôts qu’il avait instauré après 2016 et qui doit arriver à échéance prochainement.
– 186 millions
Le nombre d’Américains éligibles au vote pour le 5 novembre.
– 883 mm
Le cumul des précipitations en France en 2024, le niveau le plus élevé depuis 40 ans.